La Tchétchénie au coeur du sommet de l’OSCE à Istanbul.
Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis jeudi et vendredi à Istanbul veulent convaincre Boris Eltsine de stopper l’escalade militaire, au moment où les troupes russes accentuent leur offensive dans la région du Caucase.
Sommet d’Istanbul. La Russie fait un geste vers la communauté internationale. Au terme d’une journée au cours de laquelle la Russie a fait figure d’accusée, un accord a finalement été trouvé sur le texte final du sommet, qui reconnaît à l’OSCE un rôle dans la recherche d’une solution. Une mission se rendra dans le Caucase.
L’hystérie antitchétchène de Moscou ne vise qu’à masquer la déliquescence du pouvoir russe. Cette équipée revancharde et démagogique est vouée à l’échec.
La guerre en Tchétchénie pèsera sur le sommet de l’OSCE qui s’ouvre aujourd’hui à Istanbul.
Dans un entretien au ” Monde “, Boris Berezovski, ancien secrétaire-adjoint du Conseil de sécurité russe et éminence grise du Kremlin, propose un plan pour mettre un terme à la guerre. ” Le moment est venu d’entamer des négociations politiques ” affirme-t-il.
OSCE. Moscou cherche à éviter un débat sur la Tchétchénie au sommet d’Istanbul. Le chef d’État russe a décidé d’aller soutenir lui-même l’opération militaire en Tchétchénie au sommet de l’OSCE. Les Occidentaux exigent que la Russie cesse son intervention et prônent une solution négociée du conflit.
60 % des Russes s’opposent à une négociation avec les dirigeants tchétchènes.
60 % des Russes sont défavorables à une négociation avec les dirigeants de Grozny.
Le prochain sommet de l’OSCE se tiendra du 17 au 19 novembre à Istanbul.

