La Russie gardant les attributs d’une grande puissance, l’Occident ne pourra que rester impuissant face aux atrocités du conflit en Tchétchénie.
L ‘UN reste le partenaire des Occidentaux : ” notre ami Boris Nikolaïevitch “, disait Jacques Chirac il n’y a pas si longtemps à Paris; l’autre, Slobodan Milosevic, qualifié de ” tyran ” et de ” dictateur ” par Jacques Chirac, est considéré à Washington comme un chef d’Etat paria. Le premier, le président Boris Eltsine, a, pourtant, fait tuer plus de civils tchétchènes que le second n’a fait massacrer de Kosovars. Le chef de l’Etat russe est en passe de perpétrer en Tchétchénie une opération d’épuration ethnique qui dépassera vite la ” performance ” en la matière du président yougoslave au Kosovo.
Un entretien avec le premier ministre russe Vladimir Poutine.
Hier, le président Alan Maskhadov a lancé un appel à Jean-Paul II pour qu’il protège les Tchétchènes d’un ” génocide “.
137 civils tués à Grozny, capitale de la Tchétchénie, par des missiles sol-sol russes.
Les ministres de l’intérieur et de la justice des pays membres du G 8 participent, mardi et mercredi à Moscou, à une réunion consacrée en principe au combat contre la criminalité transnationale. Les Russes veulent essentiellement discuter d’un autre sujet : le terrorisme international.
Les forces armées russes conduisent aujourd’hui une opération antiterroriste sur le territoire de la Tchétchénie, une composante de la Russie qui est devenue un bastion du terrorisme, qui menace les intérêts de la sécurité et l’intégrité territoriale de notre pays.
SAMEDI 16 OCTOBRE 1999 : DEBUT DE LA ” DEUXIEME ETAPE ” DE LA NOUVELLE OFFENSIVE RUSSE – VENDREDI 15 OCTOBRE 1999 : PERTE D’UN QUATRIEME AVION RUSSE. Les témoignages recueillis par l’envoyée spéciale du ” Monde ” dans la république du nord du Caucase font état de revers de l’armée russe, contrairement au discours officiel qui vante ” la pacification ” d’un tiers du pays. Le CICR évoque la ” crise humanitaire ” des réfugiés en Ingouchie.
Au nom de la lutte contre le terrorisme islamique et pour préserver l’unité de la Fédération, les troupes russes ont entrepris en Tchétchénie une nouvelle campagne aux conséquences incertaines. Reportage.
PENDANT que toutes les chancelleries occidentales s’interrogent sur les ” leçons du Kosovo “, les dirigeants russes ont tiré de l’intervention contre la Serbie de Slobodan Milosevic une conséquence radicale : ils ont les mains libres en Tchétchénie. A Moscou, le parallèle est vite tracé; on compare les moyens mis en oeuvre – bombardements aériens avant déploiement de troupes au sol -, le droit d’ingérence invoqué pour rétablir les droits de l’homme, l’action d’une grande puissance pour rétablir la stabilité dans son environnement immédiat.

