Le premier ministre russe, Viktor Tchernomyrdine, a déclaré mercredi que la direction russe était prête «à tout pourparler pour éviter l’effusion de sang en Tchétchénie». «J’espère beaucoup que les gens en Tchétchénie comprendront qu’on ne peut pas jouer avec ces affaires-là et qu’on ne peut aller plus loin», a-t-il ajouté dans une déclaration à la presse à Moscou. Le président tchétchène, Djokhar Doudaïev, avait indiqué, plus tôt mercredi à Interfax, qu’il s’attendait à ce que le premier ministre russe prenne «dans un avenir proche» l’initiative d’ouvrir des négociations. Il avait ajouté avoir déjà composé une délégation en vue de négociations qui s’ouvriraient «dès que Moscou le proposera». M. Doudaïev avait avancé cette proposition à quelques heures de l’expiration de l’ultimatum que lui a lancé le président russe Boris Eltsine. Celui-ci a donné 48 heures au pouvoir et à l’opposition tchétchènes pour déposer les armes, faute de quoi il imposera l’état d’urgence dans la république indépendantiste russe.

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